Le Choix Goncourt Nordique 2025 attribué à Sandrine Collette

Ce sont la force de la narration, l’imaginaire puissant et le souffle du conte qui ont conquis les jurés. À travers Madelaine, héroïne habitée par une détermination farouche, le roman célèbre le courage de résister face à la rigueur du climat, à la famine, et à l’arbitraire d’une société résolument inégale, quel qu’en soit le prix à payer.

La délibération du Choix Goncourt Nordique 2025 s’est tenue le vendredi 30 mai en présence de Philippe Claudel, président de l’Académie Goncourt. Le Choix Goncourt international, présent dans plus de 40 pays, est une émanation du célèbre prix Goncourt, le plus prestigieux des prix littéraires français. Porté par les Instituts français et les services culturels de certaines ambassades, il constitue un baromètre littéraire mondial qui permet de mesurer l’écho rencontré par les quatre derniers titres présélectionnés pour le prix Goncourt auprès du public étudiant à travers le monde.

Ce nouveau Choix Goncourt Nordique vient enrichir une constellation déjà bien vivante : si des jurys existaient déjà en Suède et en Finlande, c’est la première fois que l’ensemble de la zone nordique est réuni sous une même bannière littéraire. Le Choix Goncourt Nordique est organisé en partenariat avec les Instituts français de Suède, du Danemark et de Finlande, l’Alliance française de Reykjavik et l’Ambassade de France en Islande.

Sandrine Collette est une voix montante de la littérature française. Son roman On était des loups (2022), a été publié par les éditions J en Suède sous le titre Vi var vargar.

Madelaine avant l’aube (2024)
C’est un endroit à l’abri du temps. Ce minuscule hameau, qu’on appelle Les Montées, est un pays à lui seul pour les jumelles Ambre et Aelis, et la vieille Rose. Ici, l’existence n’a jamais été douce. Les familles travaillent une terre avare qui appartient à d’autres, endurent en serrant les dents l’injustice. Mais c’est ainsi depuis toujours. Jusqu’au jour où surgit Madelaine. Une fillette affamée et sauvage, sortie des forêts.

Photo : Olivier Culmann